Marie et Mathias

septembre 27, 2016

L’association a pour objet de promouvoir les valeurs portées par Marie Lausch et Mathias Dymarski, victimes des attentats du 13 novembre 2015 au Bataclan. Aujourd’hui, nous mettons tout en oeuvre pour que Marie et Mathias ne soient pas que les victimes de la haine mais qu’ils soient le symbole d’une jeunesse qui n’a pas peur et apporte la joie de vivre et la solidarité.

10553355_10204034657404839_58762787714265262_n

 

14344263_1032659543519914_7329113734595258219_nPortrait de Marie 
Fous rires et coups de cœur

Marie aimait les sorties entre filles. Au programme : shopping , sushis, gâteaux au chocolat. Ses amies se rappellent son côté girly et sa nature joyeuse. La jolie blonde aux joues rebondies, native de St Julien les Metz, avait gardé de ses années de danse, le goût pour les tenues féminines. Presque toujours en robe, fan de cosmétiques, Marie adorait se faire belle.
Dans le groupe COTY, marque mondiale de cosmétiques, où elle finissait un master en alternance, Marie se sentait comme un poisson dans l’eau. « Solaire », enthousiaste, « une étincelle » selon son employeur. Son rêve était de poursuivre cette aventure professionnelle à New York, dans la maison mère. Mathias se réjouissait de ce projet à deux, il était prêt à la suivre. Diplômée de NEOMA BUSINESS SCHOOL, une école de commerce de Reims, Marie avait effectué une partie de son cursus aux Pays Bas puis à Londres. De ces séjours à l’étranger, elle avait rapporté une maitrise parfaite de l’anglais mais aussi une bande de copains dispersée aux 4 coins de l’Europe et du monde.
Toujours prête à sortir son smartphone, Marie photographiait tout : vêtements, expositions, voyages… et surtout Mathias. Comme tous les amoureux, elle aimait prendre des selfies de leur bonheur, postés ensuite sur leur compte Facebook ou Instagram et dispersés par leur petite communauté à coup de « like » et « partager ».
Ce soir du 13 novembre 2015, un de ses clichés a inondé les réseaux sociaux. En noir et blanc, Mathias, casquette en arrière et large sourire, Marie l’embrassant, sa mèche blonde caressant son visage. Une photo prise à Milan lors de leurs vacances. Cette douce image a été reprise dans le monde entier et est devenu le symbole de l’innocence foudroyée. Marie n’avait que 23 ans…

 

10987657_10206082632562938_2235659152986083627_nPortrait de Mathias
Le BMX, la musique et Marie

Sur les rampes des skateparks, la communauté des BMX, ce vélo acrobatique, le surnommait « Mac Cain » ou « Mac Cawl ». Marie, son amoureuse, l’appelait « Mati », Mathias Dymarski, 22 ans avait mille centres d’intérêt et trois passions. Sa « petite Marie », Marie Lausch, sa compagne morte à ses côtés le 13 novembre au Bataclan, le BMX et la musique.
Originaire d’Ancy sur Moselle, près de Metz, enfant unique, Mathias respirait la joie de vivre. A la sortie du lycée ou le week end, il ne comptait pas les heures passées à virevolter sur son petit vélo ou a à peaufiner les « trails » (champs de bosses). Ce qui lui importait c’était la beauté des figures exécutées pas la compétition. Dans ce sport amateur, Mathias était pourtant l’un des meilleurs. A 15 ans, il avait terminé vice-champion du monde dans une compétition à Cologne.
Le beau gosse brun aux yeux bleus et au sourire ravageur n’était pourtant pas qu’un as des figures aériennes. Il avait aussi le goût des études et du travail bien fait. Diplômé en juin de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction de Metz, il était depuis septembre 2015 Conducteur de Travaux et avait décroché un CDI chez GAGNERAUD Constructions à Paris. Passionné par l’ambiance des chantiers, il s’investissait à fond.
Un jeune homme heureux, qui vivait à 100 à l’heure, heureux aussi car amoureux de Marie, rencontré en terminale au Lycée Fabert Metz. Ni sa cinquième année validée en Andalousie, ni les deux années aux Pays Bas et à Londres pour elle, n’avaient séparés le jeune couple qui vivait, depuis septembre, ensemble à Paris. Marie était son premier Amour et l’Amour de sa vie, elle respectait sa passion pour son sport et ses goûts musicaux souvent différents des siens. Lui était fan de Neil Young et de AC-DC, elle penchait plutôt pour Cœur de Pirate. Ils s’étaient retrouvés ce soir là sur le choix d’Eagles of Death Metal au Bataclan.
Trois semaines plus tard, il aurait eu 23 ans….